Catégories
Chats Information Maladies

Les troubles oculaires chez le chat

Toutes les structures de l’œil du chat peuvent être touchées par des affections (paupière, cornée, cristallin, rétine, …). Certaines maladies des yeux sont communes aux autres espèces (ulcère de la cornée, glaucome, décollement de rétine, …), d’autres sont moins fréquentes que chez les autres espèces (cataracte, …) et enfin certaines maladies des yeux sont spécifiques au chat. C’est par exemple le cas du séquestre cornéen ou du syndrome Coryza.

Certaines races de chat appartenant à la catégorie des brachycéphales (Persan, British Shorthair, Exotic Shorthair, …), en raison de leur morphologie avec un nez plus aplati que la moyenne seront plus sujettes à des difficultés d’écoulement des larmes.

QUE FAIRE SI VOUS PENSEZ QUE VOTRE CHAT A UNE AFFECTION OCULAIRE ?

Dans tous les cas, il n’est jamais conseillé de laisser s’installer un problème de santé, c’est d’autant plus vrai pour les yeux. Ainsi, la plupart du temps, les maladies des yeux du chat nécessitent une prise en charge rapide et des soins adaptés réalisés par un vétérinaire. Au moindre doute (œil qui coule, œil rouge, œil fermé, …), n’hésitez à vous orienter vers votre vétérinaire.

Heureusement, il est parfois possible de prévenir certaines affections des yeux chez le chat : il est recommandé d’inspecter leurs yeux régulièrement et de les nettoyer lorsqu’ils sont sales. Ceci est particulièrement vrai pour les races fragiles au niveau oculaire. Il est aussi possible de vacciner votre chaton ou votre chat face à certains agents infectieux qui peuvent jouer un rôle lors de maladies oculaires.

 Source TVM ©

Catégories
Chats Comportement Information Maladies

Mon chat est épileptique

L’épilepsie peut toucher tous les chats. A l’inverse du chien, il n’existe pas de races identifiées comme prédisposées.

Cet article concerne l’épilepsie dite primaire, essentielle ou idiopathique chez le chat, caractérisée par des crises convulsives récidivantes sans lésions décelables au niveau du cerveau et sans anomalie métabolique. L’animal présente un examen clinique normal entre les crises. A l’inverse du chien, il n’existe pas de races identifiées comme prédisposées. Cependant on dénombre plus de chats souffrant d’épilepsie idiopathique chez les chats Européens à poils courts et il semble exister une épilepsie « génétique ». En effet, la descendance d’un chat épileptique aura plus de risque de présenter de l’épilepsie.

1 – LES DIFFÉRENTS TYPES DE CRISES D’ÉPILEPSIE CHEZ LE CHAT :

Les crises d’épilepsie peuvent avoir des expressions cliniques et des fréquences différentes d’un chat à un autre. Voici les différentes façons dont elles peuvent se manifester :

Les crises convulsives généralisées

Les convulsions généralisées chez le chat sont dues à une activité électrique anormale impliquant l’ensemble du cerveau. Elles vont concerner tout le corps de l’animal. Leur expression peut être violente et très impressionnante lors d’épilepsie chez le chat qui parfois se retrouve projeté en l’air. Pour un animal donné, leur manifestation clinique est souvent la même d’une crise à une autre. Ce type de crise peut se rencontrer dans tous les types d’épilepsie.

Les crises convulsives généralisées durent généralement peu de temps (de quelques secondes à 2-3 minutes en moyenne) mais paraissent souvent beaucoup plus longues pour le propriétaire. Le chat perd conscience et se couche sur le côté. Il présente ensuite des mouvements de pédalage des membres, des mâchonnements et des claquements de mâchoires. On peut observer aussi une hypersalivation, l’émission d’urine ou de selles, une respiration irrégulière ou des apnées et une dilatation des pupilles. Les manifestations de ces crises généralisées sont variables d’un chat à un autre.

Les crises convulsives partielles ou focales

Les crises convulsives partielles chez le chat sont dues à une activité électrique anormale plus localisée sur une ou plusieurs zones du cerveau. Elles sont l’expression clinique dominante de l’épilepsie idiopathique chez le chat. Elles durent généralement quelques minutes et présentent différentes manifestations cliniques : conscience altérée ou non, mouvements répétés d’un ou plusieurs membres, tête penchée, mâchonnements, contraction des muscles de la face, tremblements, hypersalivation, dilatation des pupilles, modification du comportement (hurlements, course folle ou après sa queue, chasse de mouches imaginaires…). Cette forme de crise est également rencontrée lors d’épilepsie secondaire à une atteinte cérébrale. 

Selon leur mode d’expression, les crises partielles peuvent passer inaperçues pour les propriétaires ou ne pas être identifiées comme telles. Il se peut donc que le nombre de chats souffrant d’épilepsie idiopathique soit sous-estimé.

Le vocabulaire de l’épilepsie chez le chat
  • On parle de crises d’épilepsie isolées quand elles sont espacées d’au moins 24h
  • On parle de crises groupées ou de crises en série/en salve ou bien de « cluster » quand plusieurs crises apparaissent sur 24h et que l’animal retrouve un état de conscience normal entre chacune
  • On parle d’état de mal épileptique ou status epilepticus quand les crises convulsives se succèdent avec une fréquence élevée pendant plus de 20-30 min sans retour à un état normal de l’animal entre les crises ou si elles durent plus de 10 minutes sans interruption. C’est une urgence médicale, le chat doit être conduit immédiatement en clinique vétérinaire pour une prise en charge adaptée et une hospitalisation.
2 – LA CONSULTATION DU CHAT ÉPILEPTIQUE
Quand consulter ?

Il est conseillé de consulter votre vétérinaire dès la première crise observée. Votre chat a peut-être déjà fait des crises convulsives en votre absence.

Comment savoir si mon chat est épileptique ?

Le diagnostic de l’épilepsie idiopathique chez le chat se fait par exclusion des autres causes de convulsions existantes. Le vétérinaire va donc conduire sa consultation de manière très méthodique et vous interroger de manière précise. Ce dialogue est très important.

Le vétérinaire va commencer par recueillir les commémoratifs concernant votre chat (race, âge, origines, mode de vie, état de santé, contact possible avec des toxiques ou des médicaments…). Puis il va s’intéresser à l’anamnèse (histoire de la maladie) en vous interrogeant sur la manifestation des convulsions chez votre chat : jour d’apparition, contexte, événements ou anomalies concomitants, crise unique ou répétée, description la plus complète possible de la crise : modification du comportement avant la crise, perte de conscience ou pas, durée, intensité, temps de récupération… Si vous avez la possibilité de filmer la crise, c’est encore mieux ! 

Ensuite, votre vétérinaire va réaliser un examen clinique général et neurologique de votre chat ainsi que certains examens complémentaires si besoin (prise de sang, IRM/scanner…). Ces derniers permettront d’explorer les autres causes de crises convulsives. Si ces examens sont normaux, le chat souffre d’une épilepsie idiopathique.

L’objectif du traitement anti épileptique

L’épilepsie idiopathique est une maladie chronique dont le chat ne guérira pas (les rémissions sont très rares). Le traitement de l’épilepsie chez le chat va permettre de diminuer le nombre, l’intensité et la durée des crises ainsi que d’accélérer la phase de récupération en post-crise. Selon l’animal et le type de crises, les résultats ne seront pas les mêmes. Le traitement doit être mis en place le plus précocement possible avant qu’il n’y ait d’aggravation. 

Un suivi régulier du chat est primordial, surtout en début de traitement, afin d’ajuster au mieux la dose du traitement. Il est compliqué de trouver le bon dosage du traitement antiépileptique du premier coup. Celui-ci nécessite souvent un ajustement afin d’obtenir un meilleur contrôle de l’épilepsie. La confiance, la patience et la persévérance sont donc essentielles pour mener à bien le traitement de l’épilepsie !

La vie avec un chat épileptique

Le diagnostic de l’épilepsie chez votre chat soulève de nombreuses questions et des inquiétudes. C’est tout à fait normal. Mais sachez que la mise en place d’un traitement adapté et un suivi régulier permettront de conserver la qualité de vie de votre chat et de toute la famille.

Un rythme de vie le plus régulier possible est préconisé dans la prise en charge du chat épileptique afin de limiter les facteurs favorisants les crises comme le stress. Les situations entraînant un changement de rythme de vie de l’animal doivent être anticipées.

La ration alimentaire doit être adaptée et, si possible, constante. En effet, les antiépileptiques ont pour effet de stimuler l’appétit du chat qui aura tendance à manger plus. Une éventuelle prise de poids est donc à surveiller en pesant régulièrement votre chat. N’hésitez pas à en parler avec votre vétérinaire. 

Votre chat épileptique a le droit de jouer comme les autres chats. Simplement au moindre signe d’alerte tels que changement de comportement ou fatigue, il faut stopper le jeu et mettre votre animal au calme.

Les échanges et la relation avec votre vétérinaire sont primordiaux pour offrir à votre chat épileptique le meilleur traitement possible.

 Source TVM ©

Catégories
Chiens Maladies

La plaque dentaire et le tartre : ennemi n°1 chez le chien

Jour après jour, des bactéries s’accumulent sur les dents, en particulier au niveau du collet (limite entre les dents et la gencive) pour former une pâte molle (plaque dentaire).Celle-ci durcit progressivement pour donner le tartre. Dans cet état solide, il n’est plus éliminé par le brossage mais uniquement par des soins vétérinaires.

Les bactéries contenues dans cette pâte molle provoquent une inflammation des gencives (gingivite) et une mauvaise haleine (halitose). La maladie progressant, la gencive se décolle de la dent et les bactéries du tartre dentaire s’enfoncent près de la racine. A ce stade, les dents commencent à bouger et même à tomber. À ce moment, la maladie est irréversible et aucun traitement ne pourra guérir votre animal. Les complications peuvent être plus graves que le déchaussement et perte des dents. Chez certains individus, les reins ou le cœur peuvent être atteints…

Un détartrage est parfois nécessaire pour éviter ces complications.

 

LE DÉTARTRAGE
L’objectif du détartrage est de supprimer la plaque dentaire et le tartre. Le détartrage est conseillé une fois par an. Pour le confort de votre animal et pour la qualité des soins, il est systématiquement réalisé sous anesthésie générale. Cette dernière sera précédée d’un examen préopératoire, et réalisée avec un protocole anesthésique adapté.

Un détartrage se comporte plusieurs phases  :
Examen complet de la cavité buccale
Élimination mécanique du tartre
Extraction des dents présentant une mobilité anormale
Polissage de l’émail pour ralentir la fixation de la plaque dentaire.

Il existe des produits préventifs à utiliser après le détartrage. Parlez en avec le vétérinaire, il vous conseillera.

 

L’HYGIÈNE DENTAIRE PRÉVENTIF
L’hygiène dentaire peut être effectué en réalisant un brossage régulier des dents de votre animal. Il permet d’éliminer la majorité des débris alimentaires et des mauvaises bactéries qui contribuent à la formation de la plaque dentaire. Les dommages causés par la plaque dentaire à la gencive et aux autres structures autour de la dent seront ainsi minimisés.

Comment brosser les dents de son chien ?
Vous devez commencer progressivement l’hygiène dentaire avec votre chien. Il doit apprendre à aimer se faire brosser les dents. Pour ce faire, commencez par manipuler doucement les lèvres et les dents situées à l’avant de la bouche de votre chien avec votre doigt recouvert d’un étui spécifique. Vous pouvez y ajouter une saveur qu’il apprécie (ex : yaourt) pour le récompenser. De cette manière, il associera votre geste à une récompense et vous laissera recommencer.

Par la suite, vous utiliserez la brosse à dents. Les brosses à dent conçues pour les enfants sont plus petites  et donc idéales pour initier votre chien au brossage. Il existe également des brosses à dents pour les chiens. Demandez à votre vétérinaire.
Manipulez de manière progressive les dents de votre animal : les dents situées à l’avant doivent d’abord être brossées. Proposez lui la récompense une fois terminé. Quelques jours plus tard, lorsque votre chien sera habitué à vos manipulations, il acceptera de se faire brosser les dents situées dans le fond de la bouche.

Les mouvements de la brosse à dents varient pour les dents situées à l’avant et à l’arrière de la bouche. Pour les dents situées à l’avant, effectuer des mouvements verticaux de la gencive vers le bout de la dent ; pour les dents situées à l’arrière, des mouvements de va-et-vient horizontaux. Afin que ce geste reste un jeu pour votre chien, il doit être pratiqué rapidement (une minute maximum) et délicatement.

Quel dentifrice utiliser ?
Votre chien avale son dentifrice et ne le recrache pas comme nous le faisons. Les dentifrices conçus pour les humains ne doivent pas être utilisés. Ils contiennent des produits qui peuvent être toxiques lorsqu’ils sont avalés. Les produits vétérinaires ont un contenu et une saveur appropriés pour les animaux. Votre vétérinaire saura vous conseiller.

 

LES IMAGES D’UN DÉTARTRAGE ET D’EXTRACTIONS
Ci-après les images d’un détartrage et de l’extraction de plusieurs dents effectués par le Docteur Lamboy. Cette opération est réalisée sous anesthésie générale. L’hygiène dentaire de l’animal a été défectueux et malheureusement l’auscultation a révélé 6 dents branlantes qu’il a fallu extraire. Il convient donc de veiller attentivement à la bonne hygiène dentaire de votre chien.

Catégories
Chiens Maladies

L’arthrose du chien

20% des chiens sont concernés par l’arthrose. Cette affection se nomme également ostéoarthrite. Elle résulte d’une dégradation du cartilage recouvrant les extrémités des os au niveau des articulations. Elle touche particulièrement les chiens âgés, mais elle peut également affecter les jeunes chiens. Chez les animaux de grande taille, l’arthrose peut apparaître dès 3 ans alors qu’elle ne survient en moyenne qu’à partir de 9 ans chez les plus petits.

Cependant, on constate que certaines races ont des prédispositions : Berger allemand, Bouvier bernois, Epagneul breton, Golden retriever, Labrador, Rottweiler, Saint Bernard, Terre Neuve…

Comme chez les humains, le surpoids est un facteur d’aggravation de l’arthrose. Il existe des solutions pour prendre en charge les chiens victimes de cette affection. Une détection précoce est préférable pour le bien être de votre animal. Votre vétérinaire dispose de solutions pour lutter contre l’arthrose et peut prescrire un anti-inflammatoire afin de préserver le chien de douleurs.

Certaines attitudes de votre compagnon peuvent également vous alerter : il boite ou se lève avec difficulté après une période d’inactivité, il boite par temps humide ou après un effort physique, il présente des difficultés à monter ou descendre des marches, il ne court plus après la balle que vous lui lancez, il reste couché et refuse d’aller se promener…

Des préconisations et des solutions existent.

Un régime alimentaire adapté avec des apports énergétiques spécifiques permet d’aider à protéger les cartilages articulaires lésés et des traitements contre l’inflammation peuvent être prescrits. Des conseils au long court peuvent être appliqués : permettre un exercice physique mesuré de votre compagnon, gérer son poids par une modification de son alimentation, compléter son alimentation par des aliments spécifiquement formulés pour améliorer sa mobilité…

Parlez-en à votre vétérinaire il saura déterminer si votre chien est affecté et il apportera les conseils nécessaires.

Catégories
Maladies Rongeurs

Avitaminose ou troubles métaboliques du Cochon d’Inde

Le cochon d’inde appelé également cobaye est incapable de synthétiser la vitamine C du fait d’un déficit naturel en une enzyme hépatique, qui permet la transformation du glucose en acide ascorbique. Il est le seul rongeur à présenter cette particularité qui se retrouve aussi chez l’Homme, les primates supérieurs, divers poissons, les invertébrés et les insectes. La vitamine C a un rôle majeur dans la formation du cartilage, de la dentine et des tissus de soutien. Elle a aussi un effet anti-stress puisqu’elle intervient dans la genèse des hormones surrénaliennes.

Une avitaminose désigne donc un manque d’une ou plusieurs vitamines qui peut entraîner des troubles plus ou moins graves chez le cochon d’Indes. Ces troubles provoquent des altérations osseuses et dentaires, mais aussi des anomalies de la croissance, ainsi qu’une mauvaise cicatrisation des plaies. Les douleurs articulaires et osseuses sont dues à des lésions hémorragiques à mettre en rapport avec la mauvaise synthèse du collagène, ainsi qu’à des troubles de coagulation.

L’avitaminose C non traitée s’accompagne de perte de poids, de faiblesse, d’anémie et évolue vers la mort en 3 à 4 semaines. Il faut penser à une carence en vitamine C devant un cobaye qui présente un ou plusieurs des symptômes associés suivants, et il est alors nécessaire de consulter immédiatement votre vétérinaire : difficultés locomotrices, déformations osseuses, douleur à la palpation des grosses articulations et des masses musculaires, pododermatites érythémateuses et ulcératives, polyarthrites, saignements gingivaux et douleur dentaire, écoulement oculaire muco-purulent, poil piqué, dermite du sillon labial, affaiblissement général, apathie, prostration, anorexie, retard de croissance.

Une nourriture adaptée au cobaye est indispensable, comme du foin, des granulés ou mélanges complets, des fruits et légumes frais. Un complément quotidien en vitamine C pourra être prescrit par votre vétérinaire. Cet apport est particulièrement recommandé pour les jeunes en croissance, les animaux anorexiques ou convalescents et les femelles en reproduction.

 
Catégories
Chats Maladies

La maladie rénale chronique

La maladie rénale chronique est une maladie lentement progressive et irréversible. Elle aboutit à une réduction de la fonctionnalité du rein. Jusqu’à 20% des chats peuvent être touchés par cette maladie. Il s’agit d’une des maladies les plus fréquentes chez le chat.

Quelles sont les causes de la maladie rénale chronique ?

Les causes de la maladie rénale chronique sont nombreuses et multiples. Il faut noter que dans la plupart des cas, l’origine de l’apparition de cette maladie restera inconnue. Certains chats peuvent être à risque. L’exemple le plus connu est le chat de race persan qui peut posséder une prédisposition génétique à une maladie du rein appelée « polykystose rénale ».

Quels signes peuvent faire suspecter une maladie rénale chronique ?

La maladie rénale chronique peut conduire à une insuffisance rénale. Elle touche principalement les chats âgés de plus de 8 ans. Les signes cliniques peuvent être une perte d’appétit, une perte de poids, une augmentation de la prise de boisson, une augmentation de la quantité d’urine émise, …

Si votre chat présente ces signes, une consultation chez votre vétérinaire traitant permettra d’établir un diagnostic. Votre vétérinaire peut être amené à faire des examens complémentaires tels qu’une prise de sang ou un prélèvement d’urines. Il est également possible de surveiller le fonctionnement des reins en faisant des bilans sanguins réguliers sur un chat âgé. Ainsi le diagnostic sera précoce pour une prise en charge dès le stade débutant.

Que faire si mon chat est atteint de la maladie rénale chronique ?

La maladie rénale chronique ne se guérit pas. La prise en charge a pour but de ralentir l’évolution pour que le chat vive plus longtemps. Le vétérinaire prescrira des produits selon le stade d’avancement de la maladie. Un suivi régulier sera nécessaire pour l’ajustement thérapeutique. En outre, le rein n’est plus capable de réguler la concentration en phosphore dans le sang. Il va donc falloir limiter au maximum l’apport de phosphore alimentaire.

Catégories
Chiens Maladies

Veiller à l’hygiène corporelle de son chien

Il est indispensable de veiller à l’hygiène de son animal pour son bien-être et sa santé. Trois secteurs concernant le corps sont à prendre en compte. Un quatrième lié à l’hygiène buccale est abordé dans un autre article de la rubrique « Actualité et conseils ».

La peau

Un beau pelage. La première étape dans l’entretien régulier de votre chien est un brossage fréquent de son pelage. Le brossage permettra d’examiner soigneusement sa peau , d’éliminer les impuretés et de favoriser la repousse du poil. La peau de votre chien est recouverte d’un film de surface qui joue un rôle important dans le maintien de l’écosystème cutané. Il lutte contre le dessèchement de la peau et des poils et contre les agressions par les microbes. Contrairement aux idées reçues, un animal doit être lavé régulièrement.
La fréquence de lavage au shampooing dépend du mode de vie et des prédispositions raciales aux mauvaises odeurs. Il est recommandé d’utiliser un shampooing adapté à la peau de l’animal.

Les oreilles

Les oreilles sont fréquemment le siège d’infections et d’inflammations. Si le conduit est sensible au toucher, dégage une odeur nauséabonde ou est rouge, consultez votre vétérinaire.
Une surveillance et un nettoyage régulier permettent de prévenir les infections, d’éliminer les débris et l’éventuel excès de cérumen.
La fréquence de nettoyage des oreilles dépend du mode de vie et des prédispositions raciales. Certaines races de chiens sont particulièrement prédisposées aux atteintes auriculaires. Il s’agit des chiens à oreilles tombantes (Basset Hound, Cocker), des chiens à tendance allergique (Labrador, Berger Allemand…) ou encore des chiens de chasse qui présentent un risque accru d’avoir des corps étrangers dans le conduit auditif. Il est recommandé d’utiliser un nettoyant adapté à l’animal.

Les yeux

Les yeux de votre compagnon sont fragiles et sont souvent sujets à des irritations lorsqu’ils vivent à l’extérieur. Les poussières, les herbes, les branchages peuvent être à l’origine d’impuretés qui se logent autour des yeux et provoquent parfois des irritations.
Quelle que soit la race, les chiens ont une sensibilité particulière au niveau des yeux qui nécessite une attention quotidienne. Les nettoyer régulièrement permet d’éliminer les impuretés et de prévenir des problèmes oculaires plus sérieux.
La fréquence de nettoyage des yeux dépend du mode de vie et des prédispositions raciales. Il est recommandé d’utiliser un nettoyant pour les yeux adapté à l’animal.
Catégories
Chiens Maladies Vaccination

Prévenir la leishmaniose canine

La leishmaniose est une maladie mortelle qui touche le chien, espèce très sensible. Elle concerne également l’Homme et d’autres mammifères. Elle se transmet par des piqûres répétées d’insectes appelés Phlébotomes. La période d’activité de ces parasites s’étend d’avril à octobre. Cette maladie se concentre autour du bassin méditerranéen (Espagne, Portugal, Grèce, Italie, Sud de la France). Elle affecte 2,5 millions de chiens en Europe et 1 million en France.

Autour du bassin méditerranéen, tous les chiens sont exposés si vous habitez dans une zone à risque, ou si vous voyagez hors de France.

Différents moyens de prévention spécifiques contre cette maladie existent. Il est possible de vacciner son chien afin de rendre son système immunitaire capable de combattre la maladie. On estime que 500 000 chiens ont déjà bénéficié de la vaccination en Europe. Ce vaccin se fait indépendamment des vaccins habituels. Il peut être effectué dès l’âge de 6 mois.

Il est également recommandé de lutter contre les insectes en rentrant votre chien le soir et en utilisant des insecticides répulsifs contre les phlébotomes. Attention : les anti-parasitaires externes ne sont pas tous efficaces contre les phlébotomes !

En cas d’infection, il est possible que les symptômes n’apparaissent pas immédiatement.
Les symptômes de la maladie peuvent être : la perte de poids, les problèmes de peau, les saignements de nez, les griffes anormalement longues, les boiteries. Les organes internes sont également touchés, ce qui peut entraîner une anémie, une arthrite et une insuffisance rénale grave. Pour savoir si votre chien est malade, votre vétérinaire peut effectuer un test de dépistage.

Dans le cas où la maladie est déclarée, les traitements disponibles contre la leishmaniose. Ils sont lourds et coûteux. Ils permettent de ralentir l’évolution de la maladie et d’espacer les rechutes.

Pour en savoir plus, demandez conseil à votre vétérinaire.

Catégories
Chiens Maladies

Vers et parasites : repérer leur présence chez le chien

De nombreux vers peuvent coloniser l’intestin du chiot ou du chien adulte. Parfois, il est possible de repérer leur présence.

Les vers ronds 
Les ascaris sont des vers ronds, semblables à des spaghettis, de couleur blanc jaunâtre, longs de 5 à 10 cm ; ce sont les plus fréquemment rencontrés.
Chez le chiot, leur présence peut entraîner des diarrhées, vomissements voire des troubles respiratoires ou des occlusions intestinales.
Leur présence chez le chien adulte peut par contre passer inaperçue, d’où l’importance de vermifuger. Même sans présenter de complications, un chien infesté par les ascaris s’en retrouve affaibli. Pour la famille, outre une vermifugation régulière de l’animal, une bonne hygiène (lavage des mains) est à appliquer au quotidien. 

Les ankylostomes
Ce sont des vers de 5 à 10 mm de longueur qui se fixent aux parois de l’intestin grêle et se nourrissent de sang.
Une diarrhée noirâtre ou une anémie constituent un signe d’alerte qui doit inciter le maître à consulter le vétérinaire sans attendre. 

Les trichures
Il s’agit de vers de 4 cm de longueur en moyenne que l’animal peut ingérer par léchage et qui se logent dans le gros intestin et le caecum.
Ils sont à l’origine de diarrhées avec parfois présence de sang.

Les vers plats
Le Dipylidium caninum (ténia) est le plus répandu d’entre eux.
Les puces ou les poux en sont en général les vecteurs, d’où l’importance de traiter correctement son chien contre les parasites externes.
Le maître peut repérer des anneaux éliminés par les selles et qui font penser à des grains de riz aplatis. Les ténias peuvent être également transmis par la viande de certains animaux (porc, mouton, lapin…).
Une diarrhée chronique, un amaigrissement ou un manque d’appétit peut faire soupçonner leur présence en grand nombre.

UN SEUL MOT D’ORDRE : VERMIFUGEZ ! 

L’infestation par des vers peut passer inaperçue. Quoiqu’il en soit, la meilleure des préventions reste le vermifuge. Chez le chiot, il sera donné tous les mois jusqu’à ses six mois puis deux fois par an.

En fonction du mode de vie de l’animal (cohabitation avec d’autres chiens et/ou chats, enfants…), la vermifugation peut être conseillée quatre fois par an.

Demandez conseil à votre vétérinaire

Votre vétérinaire vous conseillera sur le calendrier et sur le vermifuge le mieux approprié à votre compagnon.

N’en faites pas l’impasse. C’est sa santé que vous préserverez… ainsi que la vôtre, car certaines maladies occasionnées par les vers sont transmissibles à l’Homme. Un chien (et chat) correctement et régulièrement vermifugé ne représente pas de danger « sanitaire » pour son entourage.